Petición de repudio al ingreso violenta e abusiva de carabineros en la Casa Central de la Universidad de Chile. Pétition de condamnation de l’irruption brutale et illégale des Forces spéciales de police au siège central de l’Université du Chili

Firmar la petición

bandera chilena
Paris, 14 de junio de 2013

Al gobierno de Chile,
A la comunidad internacional,

Con profunda preocupación hemos tomado conocimiento de los hechos que la prensa chilena ha revelado respecto al ingreso de fuerzas especiales de la policía uniformada a las dependencias de la Casa Central de la Universidad de Chile, provocando numerosos heridos entre los estudiantes y considerables destrozos materiales.

Tales hechos son repudiables y de la más alta gravedad, puesto que se vulnera el Estado de derecho que Chile ha dicho respetar desde su retorno a la democracia y del que ha hecho gala ante las diversas instancias internacionales y de derechos humanos.

Sabemos que la policía es no deliberante, existen autoridades civiles, responsables políticos de este tipo de órdenes que constituyen un atentado a la Universidad de Chile, con todo lo que ella representa para Chile y su cultura. Tal atentado abre una grave fisura en la convivencia ciudadana nacional que no podemos permitir ni justificar bajo ninguna circunstancia. Las autoridades de gobierno son responsables del clima de odiosidad que se está generando en el país. Ello, producto de una visión mezquina y carente de toda visión de Estado frente a las demandas ciudadanas, a las que hacen frente aplicando un uso irracional de la violencia, deslegitimando así a las instituciones que debieran resguardar el orden público.

Desde hace ya un año, en el marco de las diversas movilizaciones estudiantiles, medioambientales, de derechos de los pueblos indígenas, de género, etc., hemos observado con horror por parte de la policía una serie de prácticas sistemáticas violatorias de los derechos a la libre expresión, con la utilización de artefactos de alta peligrosidad, innecesarios para intervenir y asegurar el orden en las manifestaciones ciudadanas. La utilización de gases abortivos, balines de goma (que han dejado ciegos a varias personas), palos eléctricos, etc., no corresponden a las prácticas de una policía profesional de un país democrático.

Ante lo expuesto, la comunidad de académicos e investigadores chilenos en el extranjero, académicos de diversas partes del mundo, artistas y escritores así como también asociaciones de defensa de los derechos humanos, de los pueblos originarios, se hacen parte de esta misiva y desean:

REPUDIAR las acciones emprendidas por el actual Ministro del Interior, del cual pedimos la renuncia. Asimismo, pedimos que se sancionen a los responsables del mando policial por haber realizado una intervención con un protocolo de una violencia abusiva y fuera de la ley.

EXIGIR que se revisen, modifiquen, y modernicen -de acuerdo a parámetros democráticos internacionales- los métodos y procedimientos de control policial ante las manifestaciones, para que aseguren la protección de los manifestantes, actuando como corresponde a una democracia y no atacando a quienes ejercen su derecho de manifestarse pacíficamente.

MANIFESTAR NUESTRO APOYO, y solidaridad a las autoridades de la Universidad de Chile, a sus profesores, estudiantes y funcionarios. La Casa de Bello constituye uno de los sustratos culturales mayores de la Nación, y en este sentido esta irrupción desmesurada constituye un acto de violencia contra

Firmar la petición

Signer la pétition

drapeau francais
Paris, le 14 Juin 2013

Au gouvernement du Chili,
À la communauté internationale,

C’est avec une profonde préoccupation que nous avons pris conscience des faits que la presse chilienne a révélés sur l’entrée des forces spéciales de police dans la Maison centrale de l’Université du Chili, causant de nombreux blessés parmi les étudiant-e-s et des dégâts matériels considérables.

De tels actes sont répréhensibles et sont d’une extrême gravité, car ils violent l’Etat de droit que le Chili est censé respecter depuis son retour à la démocratie et dont il se targue devant les différentes instances internationales et de droits de l’Homme.

Nous savons que les policiers ne prennent pas de décision seuls, les autorités civiles, les responsables politiques donnent des ordres tels que cette attaque contre l’Université du Chili, avec tout ce que cette Université représente pour le Chili et sa culture. Une telle attaque ouvre une faille grave dans la vie civique national que nous ne pouvons ni permettre ni justifier sous aucun prétexte. Les autorités gouvernementales sont responsables du climat de haine dans le pays. C’est le résultat d’une vision étroite qui dénote une incapacité à gouverner face aux demandes des citoyens, en leur donnant pour seule réponse l’utilisation irrationnelle de la violence, qui délégitime ainsi les institutions qui devraient protéger l’ordre public.

Depuis un an, dans le cadre de diverses manifestations étudiantes, environnementales, pour les droits des peuples indigènes, pour l’égalité des genres etc., nous avons observé avec horreur que la police pratique systématiquement la violation de la liberté d’expression, utilisant des objets très dangereux, et qui ne sont pas nécessaires pour intervenir et assurer l’ordre dans les manifestations. L’utilisation de gaz pouvant provoquer des avortements, de balles en caoutchouc (qui ont laissé plusieurs personnes aveugles), de matraques électriques, etc., ne correspondent pas aux pratiques policières professionnelles d’un pays démocratique.

C’est pour cela que la communauté des universitaires et chercheurs/euses chilien-n-e-s à l’étranger, des artistes et écrivain-e-s ainsi que des associations de défense des droits de l’Homme, des peuples autochtones, de la solidarité internationale ont rédigé cette lettre pour:

RÉPUDIER les mesures prises par l’actuel ministre de l’Intérieur, dont nous demandons la démission. Nous demandons également de punir le commandement de la police pour avoir agi avec une violence abusive et hors-la-loi.

EXIGER un changement des méthodes et procédures de contrôle policier lors des manifestations, pour assurer la protection des manifestant-e-s conformément aux normes démocratiques internationales, méthodes pour assurer la protection des manifestants, et assurer le droit à manifester de manière pacifique.

EXPRIMER notre soutien et notre solidarité avec les autorités de l’Université du Chili, les enseignant-e-s, les étudiant-e-s et le personnel. Cette fac est l’un des espaces culturels les plus importants de la nation, et en ce sens cet acte de violence est une attaque délibérée contre un espace indispensable pour les valeurs de la connaissance et de la démocratie au Chili.

Signer la pétition

Publicités

A propos asambleachilefrancia

Asamblea Ciudadana de Chilen@s en Francia
Cet article, publié dans Asamblea, Movimiento estudiantil, Noticias / Nouvelles, Represión / Répression, est tagué , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s